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On peut lire en page 13 l'article ci-dessous :
7è édition du Grand Prix de la Mosson, après trois ans d'arrêt, La Paillade s'est à nouveau régalée
Joël Baliardo, Fernand Maraval et Brandon Mathieu. Après trois ans d'interruption, du concours, l'histoire retiendra le nom de cette triplette triomphant sur le boulodrome
Roger-Reyne.
Samedi dernier, pas moins de 51 triplettes s'étaient en effet précipitées pour participer à la 7è édition du concours pailladin ressuscité.
"On aurait aimé plus d'équipes encore mais la concurrence des fêtes votives de Fabrègues, Saint-Clément ou Prades-le-Lez, le National de la Grande-Motte et les vacances scolaires ne jouaient pas
en notre faveur", analysait, à chaud, Guy Regord, le président de l'Amicale Boule Paillade.
"Cela dit, lors de la dernière édition, il y a trois ans, on dénombrait 37 équipes, donc il y a un plus", renchérissait Jean-Marie Fayolle, son homologue
du Grand Mail. Et il faut bien admettre que les parties se sont jouées dans un excellent état d'esprit sous une chaleur quasi caniculaire. Les champions
avaient fait le déplacement également : Antoine Sanchez, ancien champion de l'Hérault, était présent, "Chopi", Simon Cortes, et Laborde, également tombaient en huitième de finale. Et ce malgré le
statut de champion du monde de Cortes. Leur partie, au tour précédent, face à la formation de Claude Trille, deux fois champion de l'Hérault et champion de France, était suivie par presque 200
personnes. Du très haut niveau en terme de spectacle sur les jeux pailladins...
Président du troisième club co-organisateur de cette manifestation, l'Hortus, Pierre Mathieu s'est régalé. "Si Jean-Marie s'occupait du graphique et Guy de la buvette, moi, j'encadrais les
parties. Et j'en ai vu de belles... C'était vraiment un après-midi réussi."
Jusqu'à la finale où Baliardo, Maraval et Mathieu s'imposaient devant la triplette composée des amis de longue date, Stéphane Giner, Claude Parra et Daniel Cros. Des finalistes satisfaits de leur
journée comme le soulignait "Coco" Parra. "On a eu un beau parcours, on ne regrette rien. Je suis seulement un peu triste d'avoir dû éliminer mon fils en demi-finale".
Il est vrai que le hasard du tirage au sort avait joué quelques tours à la famille, mais le jeune et talentueux Brice, accompagné d'Armand Parra et de Patrick Miremon, ne voulait rien
montrer de son abattement, et trouvait même encore la force de chambrer. "J'avais gagné les dix dernières parties contre mon père... Je ne pouvai pas faire autrement que de le laisser gagner
cette fois-ci".
Dans l'autre demi-finale, les futurs vainqueurs menés par Baliardo avaient battu Villaret, Cargol et Jean-Claude Maraval. Là encore, le gratin de la pétanque héraultaise se trouvait au
rendez-vous.
La présence des clubs de Montferrier-sur-lez, Cournonsec, Teyran ou Vailhauquès donnaient aussi du poids au propos de Guy Regord, en soirée, à l'heure du bilan, sous un soleil presque couché et
lorsque le bruit des carreaux résonnait tel un proche souvenir. "Oui, avec le bouche-à-oreille, on espère que les équipes de ces clubs amèneront l'an prochain d'autres formations dans leur
sillage pour atteindre à terme la centaine de triplettes". Jean-Marie Fayolle, optimiste et volontaire comme à son habitude, confiait dans la foulée avoir "tout fait pour que les
compétiteurs et les spectateurs ne manquent de rien, de la buvette à la sandwicherie en passant par le gardiennage du parking".
Regord-Fayolle-Mathieu cette triplette-là n'a pas jeté de boules. Mais elle a remporté son défi, celui de relancer un concours qui n'existait plus. Pas le moins beau des succès.
Cédric DROUET
Bénévoles :
La douzaine de bénévoles constituée de quatre membres de chacun des trois clubs organisateurs du Grand Prix -l'Hortus, le Grand Mail et l'Amicale Boule
Paillade- n'a pas fait dans la demi-mesure : "Je tiens à rendre hommage aux gens qui nous ont aidés. Marco, notre grilladin, qui sous la chaleur n'a pas bronché pendant quatre heures au
barbecue, et je peux vous affirmer que c'était comme en enfer là-dedans. Nos doyens, Robert Martin et Jean Sube (90 ans), ont tout donné malgré leur âge pour que le concours soit une réussite",
notait Guy Regord après les derniers jets de bouchons.
Renaissance :
Le Grand Prix de la Mosson (GP de la ville de Montpellier et du Conseil Général de l'Hérault) s'était mis en retrait en 2005 faute de moyens financiers et
d'équipes participantes, après un pic à plus de 500 joueurs, il y a quelques saisons de cela. Les clubs de l'Hortus (fondé en 1974 et dirigé par Pierre Mathieu), de l'Amicale Boule
Paillade (club géré par Guy Regord et dont le regretté premier président, en 1971, Roger Reyne a donné son nom au boulodrome actuel) et enfin du Grand Mail (né en 1973, aujourd'hui présidé
par Jean-Marie Fayolle), ont relancé ce concours défunt depuis trois ans.
Les dotations s'élevaient à 1 125€ et les clubs avaient payé un gardien pour la journée "afin de surveiller le parking de manière à ce que tout le monde se sente le mieux possible. Il n'y a eu
aucun problème, comme nous le souhaitions", s'est satisfait Pierre Mathieu.
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